Renforcer l’attractivité de nos hôpitaux de Saint-Louis et d'Altkirch
- Didier Lemaire

- il y a 1 jour
- 2 min de lecture
Dans le Sud Alsace, la proximité avec les cantons suisses est une chance, mais elle impose aussi des défis majeurs pour nos services publics. Entre concurrence salariale et pression immobilière, le recrutement et la fidélisation des agents deviennent un combat quotidien. Zoom sur les récentes avancées obtenues auprès du Gouvernement pour soutenir notre territoire.
Vivre dans le Sundgau ou le Pays de Saint-Louis, à quelques pas de Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Soleure ou du Jura suisse, est une réalité géographique qui pèse lourdement sur nos structures locales. Si le dynamisme transfrontalier est un atout indéniable, il crée un déséquilibre structurel pour nos établissements de santé et nos collectivités.
Préserver nos talents : un impératif pour nos services publics de proximité
Aujourd’hui, les hôpitaux de Saint-Louis et d'Altkirch (Saint-Morand) sont en première ligne. Face aux salaires helvétiques et à l’explosion des prix du logement, nos services publics peinent à attirer de nouveaux talents et, plus encore, à les garder. Ce manque de personnel impacte directement la qualité de l’offre de soins et le quotidien des usagers.
Pour rétablir l'équité, il ne suffit plus de constater, il faut compenser les effets négatifs de cette situation frontalière par des outils concrets.
Interpellation au Gouvernement : pour une reconnaissance des spécificités alsaciennes
Face à cette urgence, j’ai directement interpellé le ministre de l’Action et des Comptes publics. Mon objectif est clair : obtenir des mesures d’exception pour le Sud Alsace, à l’image de ce qui a pu être mis en œuvre dans d’autres zones frontalières (comme la Haute-Savoie).
Si l’idée d’une prime spécifique (indemnité de résidence) reste un levier à l’étude, le Gouvernement privilégie actuellement une réponse axée sur le premier facteur de tension : le logement.
Le logement : le levier prioritaire
Le Gouvernement a confirmé son soutien à une proposition de loi cruciale qui sera examinée au Sénat le 30 mars prochain (après avoir été soutenue par mon groupe à l’Assemblée nationale en janvier dernier).
Ce texte prévoit des solutions concrètes pour les agents des services publics :
Faciliter l'accès à des logements liés à la fonction pour réduire les temps de trajet.
Augmenter les réservations de logements sociaux dédiés aux agents prioritaires, notamment dans la santé.
Simplifier la création de logements sur des terrains publics appartenant aux hôpitaux.
Ma mobilisation continue pour nos hôpitaux de Saint-Louis et d'Altkirch
La réponse du Gouvernement sur le volet logement est une première étape importante. Cependant, je reste extrêmement vigilant. Le défi de l’attractivité est multifactoriel et nécessite une action coordonnée entre l’État et les collectivités locales pour répondre aux besoins des 130 000 habitants de notre bassin de vie.
Je continuerai de porter la voix des personnels hospitaliers et des agents publics à Paris comme sur le terrain. Consolider nos services publics de proximité n'est pas une option, c'est une nécessité pour l'avenir de notre territoire.



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