Discours du député Didier Lemaire : 4 ans avec vous
- Didier Lemaire

- il y a 2 minutes
- 7 min de lecture
Le 19 juin 2026, 4 ans après ma première élection, j'ai tenu à rassembler les élus et les forces vives de la circonscription, les sympathisants et mes proches à l'occasion d'un moment convivial. Retrouvez ci-dessous le discours prononcé par le député Didier Lemaire à cette occasion.
Discours du député Didier Lemaire :
Je vous rassure tout de suite, je ne vais pas être long ou en tout cas pas trop long discours, à quelques jours des vacances d'été. Vous n’êtes pas là pour écouter des discours. Non, nous sommes là pour être ensemble, simplement, autour d’un verre, d’une tarte flambée et d’une paire de knack pour se dire merci et pour partager un vrai moment de convivialité.
Mais, je dois vous avouer quelque chose : je suis ému, un peu plus que je ne pensais.
Je suis ému d’abord parce que vous avez été nombreux à répondre positivement à mon invitation ou à me faire part de leurs regrets de ne pouvoir venir tout en me chargeant de saluer tous les présents, ce que je fais maintenant.
Je suis ému car le 19 juin est, précisément, l’anniversaire de ma première élection comme représentant de la circonscription. C’est le 19 juin 2022, il y a quatre ans déjà, que vous m’avez élu député de la 3e circonscription du Haut-Rhin. Je mesure ce soir l’immense honneur que vous m’avez fait et l’immense responsabilité qu’est la mienne comme « élu du Peuple ».
ET, je suis ému parce que je ressens ce soir une immense fierté d’être de ce territoire, d’y vivre et de travailler pour ce Sundgau et ce Pays des Trois, ce sud Alsace que nous aimons tant.
Je suis désolé mais je ne peux être que fier d’être ce soir parmi et avec vous. Car, c’est de vous que je tire mon énergie. Vous avez vu les photos que nous avons exposées. Ce sont ces visages, vos visages, ce sont vos sourires qui sont le carburant qui me permet d’avancer, de ne pas perdre de vue pour quoi et pour qui je me bats.
Que de combats menés depuis 4 ans maintenant, de dossiers traités, de visites sur le terrain, de permanences tenues dans les communes (je crois qu’il nous en manque une trentaine sur 129 communes), des séances en commission, en séances publiques dont quelques-unes de nuit, une proposition de loi votée et 2 lourdes missions parlementaires.
Depuis quatre ans, vous m’avez fait l’honneur de vous représenter à l’Assemblée nationale. Cet honneur, je l’ai pris au sérieux, en étant présent dans plus de neuf votes solennels sur dix, en défendant une ligne claire : celle d’un député fidèle à ses engagements, toujours à l’écoute du Sundgau et du Pays des Trois Frontières.
L’un des fils rouges du mon mandat est la volonté affirmée de rester un député de terrain, présent et accessible.
Cette présence sur le terrain n’est pas seulement symbolique ; elle nourrit le contenu même de mon travail parlementaire, en lui fournissant des exemples concrets, des remontées de terrain, des idées d’initiatives à porter à Paris.
Cette démarche de transparence est importante dans un contexte de méfiance envers les politiques et de défiance croissante envers les institutions politiques. Je ne reviens pas sur la catastrophe que représente l’échec dramatique de notre système judiciaire.
Le choix de m’exprimer sur les réseaux sociaux me permet de rendre compte de manière régulière de mon activité : le mandat de député, tel que je le conçois, n’est pas un mandat éloigné, mais au contraire un engagement quotidien au service du territoire, un véritable ancrage local. Il s’agit de donner à voir, de manière concrète, ce que signifie « travailler pour sa circonscription » : rencontrer les acteurs locaux, suivre des dossiers, défendre des projets, intervenir dans l’hémicycle, voter, contrôler l’action du gouvernement. Et cela dans un cadre, là aussi très clair, de fidélité aux valeurs républicaines et européennes.
Cette fidélité est pour moi une marque de cohérence et de loyauté politique, que j’assume devant mes électeurs. Je pense que personne n’imagine que je suis LFI ou RN compatible. En votant pour moi, les habitants de la 3ᵉ circonscription du Haut-Rhin ont choisi un député capable de peser réellement, de soutenir les réformes et d’être entendu au sein d’un groupe parlementaire influent.
À Paris, j’ai choisi de m’investir là où se joue une part essentielle de notre avenir collectif, au sein de la commission de la défense nationale et des forces armées. Comme rapporteur d’une mission d’information sur la guerre électronique, j’ai travaillé pour que la France reste protégée et souveraine dans un monde plus dangereux, en modernisant nos armées et en soutenant notre industrie de défense. Je sais bien : c’est un sujet qui n’est pas médiatique, mais il est totalement d’actualité et indispensable pour notre souveraineté.
J’y vois une cohérence logique avec ma mission parlementaire sur nos capacités d’anticipation et d’adaptation de notre modèle de protection et de sécurité civiles » et la proposition de loi visant à valoriser la réserve communale de sécurité civile qui a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 3 avril 2025.
Je crois que les enjeux de souveraineté sont essentiels, qu’ils soient d’ailleurs militaires, industriels, énergétiques ou alimentaires, car les réponses que nous y apportons permettront à la France d’éviter le désastre du sous-développement. Le mot est fort mais chacun doit être conscient que notre pays ne peut se permettre l’aventure, l’excès et les divisions. Diviser la France entre une Nouvelle France et une France du passé ou classer les gens entre les bons Français et les autres est la porte ouverte à la guerre civile et au déclin.
Je défends sans ambiguïté l’ordre public et la sécurité. Je me battrai, à Paris, comme ici en circonscription, contre les caricatures, le populisme d’extrême droite et d’extrême gauche.
Cette position ne va pas sans débats, y compris parmi les citoyens de la circonscription. Certains ont pu me reprocher d’avoir soutenu des réformes contestées, de soutenir dès aujourd’hui un candidat à la présidentielle.
Pour ma part, j’y vois au contraire le signe d’une responsabilité assumée : je ne me dérobe pas, j’ai voté des textes, je tiens un cap affirmé, tout en gardant un œil attentif sur les effets concrets pour les habitants de la circonscription.
La circonscription, j’y viens. Les combats que j’ai choisis, qui sont ceux pour lesquels vous m’avez aussi élu sont des sujets lourds pour le territoire et ses habitants. Ce sont la santé, je pense évidemment aux hôpitaux d’Altkich et de Saint Louis, mais pas qu’à eux car le sujet de la désertification est un sujet qui impacte directement nos concitoyens. J’ai été obligé de prendre des positions difficiles et je sais que je me suis fait quelques ennemis en parlant vrai. Mais, chacun doit prendre ses responsabilités et je prends les miennes. Je vous invite à lire mon dernier texte à ce sujet si vous ne l’avez pas encore fait. Il est sur mon site et sur ma page facebook.
La sécurité. Le gros dossier du secteur est la nouvelle gendarmerie. Je travaille pour faire avancer le dossier de la création d’une nouvelle installation à Altkirch. Je remercie ici son ancien maire Nicolas Jander qui a permis de lancer le dossier et la nouvelle maire avec qui j’ai longuement échangé sur le sujet. Rien n’est jamais fait aussi longtemps que la première pierre n’est pas posée, mais je suis raisonnablement confiant. Le tout est de travailler ensemble et c’est le cas.
Le second sujet sécurité, c’est bien la réforme de l'accueil des gens du voyage. J’ai soutenu la proposition de loi du groupe Horizons, mais malheureusement nous avons rencontré l’obstacle des oppositions qui ont bloqué le texte à l’Assemblée. Un nouveau texte a été déposé mais je ne sais pas si nous arriverons à le faire passer dans les prochains mois avant la présidentielle. A se demander qui a bien intérêt à bloquer ce texte qui serait très utile pour les communes, notamment celles des Trois Frontières.
L’agriculture. Le Sundgau est une terre profondément agricole. Je ne vais pas parler des difficultés du métiers, des interrogations sur l’avenir des filières, vous les connaissez. J’ai de nombreux contacts avec la profession et je relaie tant que faire se peut les problématiques au niveau national, tout en insistant sur les améliorations, je dirai les simplifications, nécessaires, du quotidien. Comme me disait un ami : « un paysan heureux, c’est un paysan au champ ou dans son étable. Il n’est pas heureux derrière un écran d’ordinateur ou derrière une masse de dossier. » Je le comprends.
Troisième sujet. Le travail frontalier. Vous le savez, la 3e circonscription est voisine de 4 cantons suisses et je rajoute le Land allemand. Je n’oublie pas la situation originale de l’Aéroport Bâle-Mulhouse-Fribourg. Tout cela est particulièrement complexe surtout qu’il y a un mélange de niveau de compétences entre l’Union européenne, les Cantons, la Confédération, l’Etat fédéral, le land d’un côté et, de l’autre, l’Etat central, les administrations déconcentrées et les administrations locales. Pourquoi cette liste, pas pour dire que rien n’est possible, mais au contraire pour dire qu’il faut vraiment savoir de quoi on parle pour ne pas agir de travers et de manière contreproductive. J’ai toujours eu du mal à comprendre ceux qui pratiquent l’amalgame, l’insulte et qui utilisent parfois le désespoir de gens de bonne foi. Vous me connaissez, ce n’est pas ma façon de faire. J’ai parlé de travail frontalier, pas uniquement de travailleurs frontaliers, car la problématique est globale. On s’inscrit dans un cadre plus large de relations transfrontalières, de routes d’accès, de coopération équilibrée entre collectivitésC’est un chantier que nous allons travailler dans les mois à venir et je compte sur le soutien des élus de poids que nous avons dans le secteur pour y travailler.
Enfin, un sujet « chapeau », qui englobe tout, j’aime bien cette expression car elle est très visuelle, l’attractivité du territoire. Mon rôle, c’est de parler de notre territoire, à l’extérieur mais aussi à l’intérieur de notre circonscription. Vous le savez, je suis beaucoup sur le terrain, d’est en ouest et du nord au sud. Je rencontre un nombre incroyable de personnes formidables, positifs, volontaires, ouvert à la création, ouvert au partage.
Il y a un nombre incroyable de pépites, d’entreprises de haut niveau, d’artisans hyper professionnels et brillants, de femmes et d’hommes chefs d’entreprise qui ont conscience d’être des leaders pour notre territoire.
J’ai dit dans un texte récent, que « Le Sud Alsace - pays de Trois Frontières, comme le Sundgau-, ne se pense jamais isolément, mais comme un carrefour et un lieu de passage, et dont l’identité se nourrit du travail, de la coopération et d’une capacité de résistance créatrice. Elle est une terre travaillée, labourée, défendue, reconstruite, habitée par des hommes et des femmes qui unissent leurs forces pour la faire vivre. » C’est un peu lyrique, c’est vrai, mais c’est exactement ce que je ressens lorsque je parcours nos routes, rencontre nos associations et visite les entreprises.
Il faut que cela se sache, se sache plus, contre tous les défaitistes, les résignés, ceux qui croient trouver ailleurs la solution de tous leurs maux.
Mon rôle est de faire découvrir et de partager cette force. Le Sud Alsace, c’est le territoire des possibles, de l’équilibre, c’est le territoire des femmes et des hommes debout, qui lorsqu’ils sont unis n’ont besoin de craindre personne pour exister.
Je vous souhaite une excellente soirée, Mesdames, Messieurs, chers amis.
Vive le Sud Alsace, vive le Sundgau et vive les Trois Frontières.















Commentaires